Hier soir, j’ai passé une très belle soirée avec une copine à moi. C’était bien, nous avons reconnecté comme il y a 4 ans, quand nous nous sommes rencontrées dans un cours de maîtrise. On se voit de plus en plus, depuis son retour au Québec. Elle est française et vient d’obtenir un poste permanent ici. Je suis très contente pour elle.

Je pense souvent que ma vie est compliquer, que c’est normal que tout soit de travers car je sur-analyse tout, tout le temps. Hier, elle m’a montré que la vie des autres peut être bien pire que la notre. Je ne pensais pas qu’un jour je penserais ça mais elle me l’a bien prouvé. Elle est avec un garçon présentement, elle l’aime, mais elle aime aussi son ex. Elle n’arrive tout simplement pas à l’oublier. Son nouveau copain n’a pas beaucoup de chance. Il perd d’avance, sans compter son mauvais caractère et les crises et la pression qu’il lui met sur les épaules.

Ça m’a fait réfléchir à ma situation amoureuse à moi. Les gens qui me connaissent me diront que j’ai trouvé chaussure à mon pieds, le jour où j’ai rencontré M. X. Je suis rollercoaster notoire. J’ai eu davantages d’occasion de briser le coeur d’un homme que de faire briser le mien. Je me retirais de la relation bien avant qu’on en arrive à ma peine. Je m’organisais, étrangement peut-être mais réelle, à haïr, ou du moins à trouver moins important la personne avec qui j’étais pour ne pas avoir mal.

La peur du rejet ! Ce qui a fait que je n’ai pas souvent été rejeter. J’ai pourtant eu beaucoup de peine pour des garçons qui me brisaient le coeur, mais je ne leur laissais jamais savoir. Fierté ou manque de transparence ou tout simplement que je me mentais à moi-même.  Tant et aussi longtemps que l’on croit encore nos conneries, que notre vie ne devient pas obsessive en ce qui concerne une personne qui ne veut pas de nous, ça peut aller. Ma copine m’a dit hier tout simplement entre deux petites gorgées de bière que je « rationnalisais » trop et que je devrais juste me laisser aller.

Wow ! Ça été tout un choque. Je ne l’ai pas vu venir. Elle ne parle pas beaucoup, mais quand elle parle. Wow! Elle est breathtaker! Elle m’a demandé quand j’avais vu M. X. la dernière fois. Ça fait près de deux ans et je pense encore à lui. à ce que je n’ai pas de correcte, à ce que j’aurais du dire et surtout aux hommes que j’ai rencontré à qui je me suis plus souvent ouverte qu’avec lui, que je voyais parce que je le cherchais lui.

C’est simple mais si compliquer. Il y a tant de choses à dire sur ce sujet. Par exemple que je l’ai probablement aimé dès le premier regard, mais qu’il m’a fait dès le premier instant. La première fois que son regard de braise s’est penché sur moi, j’aurais du savoir que je serais perdue. Qu’il me rendrait complètement folle. D’amour  oui, mais il a fait ressortir des sentiments que j’aimais moins de moi. J’ai revécu ce que j’avais vécu lors de mon tout premier coup de foudre. Chaleur, angoisse, anxiété, manque d’assurance, en fait manque complet d’estime de soi. Ce n’était pourtant de leur faute mais je ne pouvais pas m’imaginer que quelqu’un aussi intéressant et aussi beau puisse s’intéresser à moi.

Je les ai vu comme des Superhéros ou comme des vedettes d’Hollywood, inaccessible. Et pourtant, c’était bien moi qu’ils voulaient. J’arrête dès maintenant de parler des deux. Ils sont très différents et le premier est tout simplement une merde. Par contre le deuxième… il me fait encore de l’effet comme au premier jour, sans que je sache pourquoi. Pourtant, ça fait très longtemps que je ne l’ai pas vu. Il me manque parfois, et j’aimerais pouvoir le voir.

Je trouve ça d’autant plus difficile, que j’ai l’impression qu’il ne m’a pas donné ma chance. Il n’a jamais réellement voulu savoir qui je suis. Peut-être qu’il avait peur lui aussi. Je n’étais certainement pas un bon pari ni un bon parti mais j’aurais quand même aimé que l’on se voit au moins comme amis, parfois. J’aurais aimé aller au cinéma avec lui. J’aurais aimé aller voir une exposition, aller à New York, visiter d’autres pays.

C’est encore plus dure de lui en vouloir à lui. Même malgré la maladie, il m’a écrit. Il me demandait si je voulais qu’il vienne me voir. J’ai dit NON. Encore une fois par fierté, par innocence et naïveté. Je vieillis mais je suis comme une adolescente dans mes relations amoureuses. Ou plutôt dans mes non-relations amoureuses. On pourrait plutôt dire les non-évènements amoureux qui m’arrivent. Je manque de maturité dans cet axe de ma vie, c’est probablement le seul. C’est une grosse faiblesse, une grande tare mais je n’y peux rien.

Je me suis rendue compte que je ne suis pas la seule. La différence entre les autres et moi c’est que les autres, elles vont prendre leur chance. Elles vont agir pour changer la situation. Pas moi. Je suis plutôt du genre à laisser faire, s’il ne veut pas me voir, je ne vais quand même pas lui mettre de la pression. Peut-être que je devrais.

Au lieu de dire à M. X. que je l’aimais, je n’ai tout simplement rien dit. J’ai fait ma fière, celle à qui rien n’arrive de mal, celle qui peut tout vaincre et surtout celle qui n’a besoin de personne. Mais tout ça est complètement faux. C’est dommage. Je sais qu’il existe quelqu’un pour moi. J’aimerais être sur que je vais le rencontrer un jour.

Une amie me disait, mais tout le monde l’a déjà dit et l’a déjà vécu, que l’amour, le vrai, arrive toujours quand on s’y attend le moins, sans que l’on cherche. J’espère juste que je n’ai pas fait en sorte que cet amour véritable ne m’arrive pas.

Ma première ‘date’ en 8 ans c’est bien déroulée mais…

Évidemment, il faut revenir un peu dans le temps. Samedi le 19 mars, j’ai dansé comme s’il n’y avait pas de lendemain. Ce soir-là un homme à peine 30 ans m’a demandé mon numéro de téléphone. Je lui ai donné alors que je n’étais pas certaine de vouloir et surtout malgré le fait qu’il avait une copine. Ceci étant dit, j’étais pas mal sur qu’il ne rappellerait pas… C’est ce que font les hommes en général, non ? Dans tous les cas, il m’a écrit un texto le mercredi suivant. Je lui ai réécris le jeudi matin et nous avions une ‘date’ le jeudi soir.

Je n’ai rien à dire sur la date en soit… c’était bien, c’était un vrai rafraîchissement mais nous n’allons pas nous revoir. Il ne sait pas ce qu’il veut. Il ne veut pas me prendre pour une conne.

Bref rappel: il m’a demandé mon # et il m’a écrit un texto. Pas moi!

Je suis déçue pour la énième fois des hommes. S’ils ne veulent pas ‘dater’ rien ne les obligent. S’il voulait un plan cul il n’avait qu’à le dire. Il m’a dit qu’il m’avait apprécié, que j’étais sympathique. On peut ajouter que j’ai du lui plaire physiquement au départ, sinon pourquoi m’aurait-il demandé mon # ?

Je lui ai réécris. J’étais un peu fatiguée et surtout déçue. Je ne donnerai plus mon # de téléphone. Je lui ai dit que je comprenais sa situation, et que je ne lui demandais rien. J’ai ajouté que je ne lui enverrais plus d’invitation pour des évènements. S’il voulait me revoir (en toute amitié que j’aurais pu ajouter) il n’avait qu’à m’écrire. Que je lui souhaitais une belle fin de Programme voyage-travail si on ne se revoyait pas.

Et puis basta, plus de nouvelles!

C’est mieux comme ça. C’était probablement encore une relation auto-destructive. Il devait repartir en France dans 5 mois. Il était chialeur, manquait probablement de ‘drive’ pour moi.

Je me demande seulement si ma prochaine  ‘date’ sera dans 8 ans…

Aujourd’hui, comme tous les mardis depuis l’année dernière, je m’installe vers 20h00 et je regarde House (le sitcom). Cette émission montre des situations que j’aie vécue cette année. La difficulté de trouver le diagnostic, la souffrance extrême, les doutes et les problèmes psychologiques, et je ne parle pas de ce que j’avais avant de développer cette maladie. House est tordu. Il est un être très intelligent qui souffre énormément. Il est aussi le meilleur pour trouver un diagnostic selon différents symptômes. J’aime beaucoup cette émission, elle me fait du bien. J’aime savoir que je ne suis pas la seule, je m’identifie aux personnages-patients mais aussi à House. Il a mal, tout le temps mal à sa jambe. Il souffre aussi beaucoup de solitude et fait comme si ça ne le dérangeait pas.

Son psychiatre dirait (comme il l’a fait à House) que c’est très intéressant que j’aie choisie de parler de cette émission précisément. Il était question de la solitude de House. Même si on sait que nous allons nous en sortir. Même si on sait qu’il ne suffirait que de quelques actions et nous serions pleinement heureux, on ne le fait pas nécessairement. On prend surtout conscience que les autres ont l’air parfaitement heureux, sans soucis; tout le monde se case.

Je ne devrais pas me plaindre. En tout cas, pas pour ça. J’ai beaucoup à me plaindre peut-être pour d’autres situations, pour d’autres problèmes, mais je ne le fais pas. J’aime me plaindre de mon statut social. J’aime dire depuis plusieurs années que je suis célibataire, sans enfant ni chien avec des diplômes et je n’ai pas ou peu d’attaches (matérielles et émotionnelles).

C’est la vie que je me suis choisie il y a 4 ans et pour être honnête je l’aime, en général. Y’a pas à dire j’ai toute la latitude que je veux, je fais ce que je veux quand je le veux. J’ai pas de compte à rendre à qui que ce soit. C’est le bonheur ! Ce qui me manque, c’est les moments de bonheur et d’intimité partagés, d’avoir une présence dans le lit le soir quand on se couche. Avoir quelqu’un à aimer et être aimer pas la personne choisie.

Ce n’est pas comme si je n’avais pas eu d’options. J’en avais et je n’en voulais pas. Je faisais de l’auto-sabotage amoureux. Je choisissais des personnes avec qui je savais que ça ne pourrait pas marcher et effectivement ça ne marchait pas. Pendant ces quatre années, j’ai peut-être rencontré un grand nombre d’hommes, mais peu me plaisait vraiment. On peut réduire ce ombre important à 4 ou 5 et peut-être même moins. J’en ai rencontré deux alors que j’étais en France. Deux autres rencontrés ici mais ils devaient repartir en France. Et un dernier pour la chance (probablement un troisième en France).

C’est certain, que de rencontrer quelqu’un en voyage ce n’est pas l’idéal. En rencontrer deux dans le même voyage et peut-être trois, c’est juste difficile d’imaginer un avenir possible. Je le faisais probablement exprès. Je ne suis même pas sur que je voulais vraiment être en relation. Sinon, j’aurais agit autrement, non ?

C’est du moins ce que je pense. Si un de ces hommes avaient vraiment eu une place dans mon coeur, j’aurais tout fait pour le garder. Je ne sais pas pourquoi, mais il y avait quelque chose qui me dérangeait, quelque chose qui faisait que je ne pouvais pas. Je devenais plus timide qu’avant, je perdais mes repères, je ne savais plus comment parler de mes sentiments. J’étais perdue et je le suis toujours. Je ne sais toujours pas comment faire. Mais je sais au moins qu’en ce moment je ne suis pas prête. Je n’ai pas assez d’énergie pour commencer une relation encore moins pour m’y investir.

Ceci étant dit l’année avant mon entrée à l’hôpital, je faisais vraiment n’importe quoi. J’enfilais les soirées et les mecs, je m’amusais et je buvais jusqu’à en oublier mes plus profondes douleurs et surtout mes soirées. J’embuais mes sentiments, mes angoisses, mon anxiété. J’avais une soif de vivre tellement intense, que je m’expliquais mal mais que je devais vivre le plus sereinement. Je ne faisais pas toujours des choses dont je dois être fière mais je vivais réellement.

Les gens posent souvent cette question sans vraiment vouloir la réponse. Comment allez-vous ? La réponse attendue (mais surtout souhaitée) est je vais bien et vous ? et ainsi de suite. Je réponds depuis l’année dernière, je vais bien puisque je ne suis pas dans un lit d’hôpital (quand je suis hors hôpital) sinon, je dis si j’allais bien je ne serais pas ici. Je casse le mood comme on dit. Mais je m’en fous. C’est la vie!  Je n’ai plus de temps pour m’importuner des quand dira-t-on, de qu’est-ce que les autres vont pensés ? Qu’ils aiment ou pas, pour moi c’est du pareil au même.


Depuis que je suis toute petite, je lis beaucoup. Peut-être trop mais je trouve que je ne lis pas assez. Dans les meilleurs mois, je vais lire au moins un livre par semaine sinon un ou deux par mois… si je compte que  je lis à ce rythme depuis que j’ai douze ans, on peut dire que j’ai lu 720 livres dans le meilleur des cas. Sans compter les livres obligatoires et tous les articles scientifiques que je lis et relis depuis le début de mes études universitaires.

Depuis que je suis toute petite, je rêve. Peut-être trop mais mes rêves me font mieux vivre la réalité. D’ailleurs, depuis que je suis petite, je me suis vue me marier et avoir des enfants avec une centaine de garçons (hommes) différents, des princes, des rois, des acteurs, des amis, des connaissances et avec mes docteurs et pharmaciens, depuis peu. Parfois, pendant plusieurs mois je rêvais à la même personne, et d’autres fois je rêvais pour oublier que je n’avais pas la bonne personne dans ma vie.  Je rêve toujours! Je ne fais de mal à personne si ce n’est qu’à moi!

Depuis que je suis petite, je rêve parce que je lis beaucoup. J’ai une imagination sans borne pour les histoires d’amour ou de peine qui pourraient ou pas m’arriver. J’ai aussi beaucoup de plaisir à prendre la place des personnages d’un bon livre, des fois même simplement du narrateur. J’aime lire un livre qui a une bonne histoire mais surtout qui me fait rêver pendant plusieurs jours.

Depuis que je suis petite, j’ai lu des romans d’amour, de sciences fictions, de suspense, des policiers, des romans noirs, de la poésie et des auto-biographies ou des biographies. J’ai lu des auteurs du Québec, des États-Unis, de l’Ontario, de la France, des Îles Françaises,  de la Chine, du Japon, de l’Allemagne, du Maroc, de l’Angleterre, de l’Afrique noire, de l’Amérique du Sud et de la Suède.

Depuis que je suis petite, j’ai été très rarement déçu des livres que je choisissais. Pas parce que je suis facile à satisfaire mais surtout parce qu’il y a toujours quelques choses de positifs dans le livre que je lis. L’écriture, l’histoire, le thème, les descriptions, la narration, les lieux sont autant d’éléments qui peuvent me faire rire, pleurer, sourire, crier, broyer du noire et surtout me faire rêver. J’ai rarement été déçu simplement parce que j’ai une capacité naturelle à voir le positif dans toutes choses, de voir une situation telle qu’elle est et de voir ce qui est bon malgré le mal.

Ceux qui me connaissent, ceux qui m’ont déjà vu le savent, mais je suis restée petite. Pas seulement petite de grandeur et surtout pas petite dans le sens d’étroite d’esprit. Je suis restée petite, comme quand j’étais enfant simplement dans ma façon de m’épanouir, de voir la vie devant moi sans trop me stresser, sans trop avoir d’attente.

Je suis tout simplement restée naïve ! J’aime cette naïveté qui fait partie de moi. C’est grâce à elle, que je suis aussi bon public devant les films et les livres et que je continue à être heureuse malgré les derniers déboires de ma vie.

Y’a pas à dire je ne suis pas super bonne pour maintenir mes résolutions. Deux jours seulement après et je n’ai pas accompli ma nouvelle mission. J’ai une bonne raison (on en a toujours)!

Samedi soir, j’ai eu une très belle soirée… Beaucoup à cause de mon moral d’enfer mais aussi et surtout grâce à ma copine… Elle m’a donné le droit de me moquer des autres, de rire, et surtout d’être moi-même. Ça m’a fait du bien au moral certes, mais pas à mon corps. Mais c’est pas grave!

Hier, j’ai dansé comme une folle j’étais complètement hystérique et je dansais sans arrêt. Je dansais pour tous les mois où je n’ai pas dansé. J’ai eu le plaisir de voir que je plais encore.

Cet endroit est un baume pour les coeurs écorchés mais surtout pour les mal-aimés et ceux qui s’aiment mal. On plait toujours à au moins une personne… En plus, ils sont jolis, aiment la musique et danser.

Je rencontre très peu d’hommes depuis janvier 2010. Les médecins, infirmiers, préposés, pharmaciens, techniciens, amis de mes parents, amis de mon frère, mes amis, mon frère sont des hommes. J’ai rencontré un inconnu cet été il avait une copine. Sinon, je n’ai été attiré que par mon chirurgien et un de mes médecins. C’est pas comme ça que l’on va trouver notre homme… Et c’est pas comme ça que je vais faire des enfants forts. Ceci étant dit, hier soir, j’ai vu plus d’hommes nouveaux en un soir que ceux que j’ai vu en un an.

C’est pas pour dire, j’avais l’oeil en feu, j’étais bien, j’avais envie de plaire coûte que coûte. Et ça a marché.

Certains me diront que ce n’est pas sérieux les français sont toujours assez facile. Oui, c’est vrai ils sont faibles face à la femme mais bon …on prend le feedback que l’on a. Je ne vais pas commencer à faire ma difficile. Je ne peux pas me le permettre, j’ai trop d’éléments qui peuvent nuire à mon succès auprès des hommes.

Avant, je pouvais me permettre d’être difficile (je ne l’étais pas vraiment) mais maintenant j’ai l’impression que je vais être obligée de prendre ce qu’il y a ! Si un homme est attiré par moi, je devrais le marier… Il n’y en aura peut-être pas deux.  Ce qui n’est pas agréable c’est que je n’ai jamais pensé que le mariage était une fin en soi, je ne le crois toujours pas mais j’ai l’impression qu’avant même si je ne le voulais pas il y a avait une chance que ça m’arrive tout de même. Aujourd’hui, c’est plus difficile, j’ai l’impression que je serais plus un fardeau et que le gars qui voudra s’aventurer dans cette voie , sera pas juste un bon gars il sera extraordinaire. J’espère qu’il me plaira !

J’ai donné mon numéro de téléphone à un homme, hier. Il ne me plaisait pas particulièrement. Il avait probablement un certain charme. Peut-être pas ! Il venait d’une petite ville de France que j’ai visité en 2008, Perpignan. Il avait une copine. J’en avais rien à foutre. Je suis célibataire, je n’ai pas flirté avec son mec, il m’a trouvé intéressante, il a cherché ma présence dans le bar. Pas moi !

Il s’approchait de moi, voulait danser. J’ai refusé, j’ai fait exactement ce que toute femme doit faire et ce que tout homme, aime! J’ai fait naître le désir. En disant oui et non à la fois. Je riais de ses blagues mais ne m’approchais pas beaucoup.

Je n’ai jamais été vraiment bonne à ce jeu. Au jeu en général qu’ajouterait mon frère. Le jeu le plus difficile et auquel je suis le plus nul c’est celui de la séduction. Je ne sais pas comment faire, je ne sais pas ce que je fais de bien ni ce que je fais de mal. Je ne sais pas les limites et frontières à ne pas transgresser ni ce que je dois faire et ce qui est favorable. J’ai jamais flirté. Le peu de fois où j’ai essayé, ça n’a pas marché! Il aurait fallu que quelqu’un me donne la procédure. Je ne sais pas trop ce que je dois faire.

Je crois que je devrais prendre des cours. Des cours de flirts, des cours d’anglais, des cours sur l’estime de soi. Des cours, des cours encore! Pourquoi pas, mais je suis super bonne dans les cours c’est dans la vie que tout ça devient plus difficile.

J’essaierai demain de trouver des solutions. Nouvelle résolution, NON! Seulement je crois que je dois me faire des petits objectifs, des petits buts.

Aujourd’hui, je me suis dit ‘Norie‘… tu dois faire quelque chose… Toutes ces idées qui te viennent et qui passent comme un éclair, ces chagrins, ces bonheurs, ces éclats de rire… Il faut que je me vide de mon trop plein d’émotions… Sinon, je crois que je vais finir par éclater…

Alors ma résolution est de prendre entre 5 et 10 minutes tous les jours pour écrire quelques lignes sur mes états d’âme, mes blessures et mes activités… Je sais que j’ai le temps de le faire alors au lieu de me revenger sur mes parents (même si ce n’est pas voulu) je vais tout écrire (ou presque)…

Cette semaine j’ai commencé de la physiothérapie en piscine… Je trouve ça tellement agréable et en même temps assez demandant… Comme j’aime le dire c’est une love and hate relationship entre la physio et moi… Autant j’aime être dans l’eau et faire les exercices autant je trouve ça dure de me voir si loin de mon ancien moi… et surtout, je sais qu’il ne le faut pas, lorsque je me compare aux autres c’est vraiment la catastrophe… Ils sont tous plus âgés que moi et plus en formes que moi… C’est pas peu dire comment je ne le suis plus… Certains pourraient dire que pour une année passée au lit (ou presque) je ne suis pas si pire que ça…

J’aime me sentir légère et surtout avoir l’impression que je fais quelque chose… Je fais plein de choses mais une activité physique ça m’aide à avoir de l’espoir, à tenir et surtout à me dire que j’ai beaucoup de choses à faire encore.

Il est dure d’être stable dans la maladie… Il est dure d’être stable dans nos émotions… Il est dure d’être stable dans l’écriture d’un blogue… Je ne le fais pas pour les autres mais je crois que ça m’aiderait d’écrire plus souvent…

Nous sommes en 2011… Enfin !!! C’est que je pensais que je dirais … quand on me posait la question en 2010… Oui 2010… a été difficile sur tous les fronts… mais 2011 l’est aussi… de moindre façon j’en conviens…

La dernière fois je disais que j’allais faire un article unique sur mes problèmes de santé… Je crois que j’ai bien éclaircie mes problèmes au cours des derniers mois … et je crois que j’accepte ma maladie de façon surprenante… (informations supplémentaires dans un futur blogue)…

Depuis 2010 beaucoup de choses se sont passées… Début du doctorat en management… 1ère hospitalisation… retour calme à la maison de mes parents… une 2ième hospitalisation… et une 3ième seulement dix jours après … et une 4ième pour calmer mes douleurs et une 5ième pour commencer un nouveau traitement… Nous en sommes qu’au mois de juin 2010…  Beaucoup de visite à l’hôpital… deux mois presque trois en chaise roulante … mon poids varie énormément… de 95 lbs à 120lbs … puis … 75lbs … et 125lbs… Septembre 2010 arrive… je prends un cours à l’université … douleurs énormes la semaine de ma fête je fais comme si rien n’était … une semaine plus tard … 6ième hospitalisation…  retour à l’école … et puis noël et puis Janvier 2011… et une autre hospitalisation la 7ième… et je fais un cours à l’université…

Comme certains pourraient le dire … je ne chôme pas… Je le trouve aussi et j’ajouterais … que j’aimerais ça si ma vie pouvait être plus calme… J’ai besoin de silence… de calme… de repos… de faire de la photo et de lire de la poésie…

Je m’ennuie de cette époque où j’étais irresponsable (si peu), que je pouvais encore faire ce que je veux et surtout quand je le veux. Aujourd’hui, à 27 ans, je suis une adulte, une ADULTE. Si j’avais su que ça serait si dure… les autres me disent que pour eux ce n’était pas si difficile … et je crois que c’est vrai… Ma situation et ma santé font en sorte que la maturité prend un autre sens …

Je me pose beaucoup de question… Je l’ai toujours dit… c’est ma force. Je passe ma vie à me demander le comment du pourquoi et les qui et les quoi… Le pourquoi je l’évite depuis quelques temps… Il ne faut pas que j’y pense… Je suis une personne positive et je vais le rester mais ma petite voix me dit mais pourquoi? Pourquoi tant d’effort ? Pourquoi tant de résilience? Pourquoi moi? Et il n’y a pas de réponse… C’ est la vie!

Les amours… pas le temps… C’est la meilleure réponse que je puisse donner… pas l’endroit (à l’hôpital, à la pharmacie, à la maison de mes parents et dans mon cubicule à l’université)… J’ai rencontré que des personnes ayant une formation de près ou loin de mes activités des derniers mois (soit d’être malade en permanence).  On pourrait parler d’un débat philosophique de l’éthique des médecins et pharmaciens… J’aurais été prête à signer un document pour ce beau chirurgien-orthopédiste… et même pour le résident en médecine interne… Mais voilà, j’étais peut-être un peu… beaucoup faible émotivement (s’entends)... L’un comme l’autre avait toutes les qualités pour me plaire… Mais dans un bar les aurais-je abordé ? Non bien sur et c’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai mentionné à l’un ou à l’autre mon penchant pour eux… Mais c’est à cause de la gène que je ne m’y aurais pas avancé… La maladie n’enlève pas les traits permanents et égratignures émotifs du passé… Je suis toujours aussi timide avec mes défauts et très précieuses qualités mais en plus j’ai une maladie… Je croyais avoir surmonter la charge émotive lorsqu’on doit parler à quelqu’un de nos sentiments et je n’y arrive pas… je ne suis pas prête mais surtout je n’ai pas encore réglé ce problème. Je suis flemmard(e) quand il est question de régler mes problèmes…

Ça fait un long moment que je voulais revenir… écrire sur ce blogue.

Depuis mon dernier message il s’est passé énormément de choses dans ma vie…

J’ai fait ma demande d’admission à HEC en Septembre, j’ai été accepté en Novembre… J’ai été entre -temps dîplomée au mois d’Octobre pour ma maîtrise. J’ai travaillé pour mon directeur de thèse dès la fin du mois de juin et j’ai assisté à plusieurs conférences à Concordia, à HEC et à l’UQAM. pendant la période Juin à décembre 2009.

J’ai été chez le médecin à deux ou trois reprises ma santé ne s’améliorait pas. La fatigue constante dont je faisais preuve était plutôt dû à un surmenage… »Surmenage mot fourre-tout quand on ne sait pas quoi dire »

 Au niveau de la santé c’était plus incompréhensible certains jours j’allais super bien alors que d’autres j’étais incapable de sortir de mon lit… Je me rassurais en me disant que j’avais probablement abusée dans les jours précédents, que j’avais trop bu ou trop dansé…

Je reviendrai sur ma santé dans un autre post…

Pour ce qui est de l’amour toujours rien… je sais par contre à cause des derniers évènements qu’il me sera encore plus difficile de trouver quelqu’un avec qui j’ai envie de partager ma vie… Je dois dorénavant et pour toujours pensé en JE, je ne pourrais plus jamais être un NOUS ou un ON… J’ai réalisé ce weekend que la dernière fois que j’ai dit je t’aime à une personne c’était il y a presque 4 ans… Mon ex… celui qui m’a tant détruit… Ce rappel m’a fait dire que j’étais beaucoup plus dure que je ne le croyais avec les hommes que j’ai rencontré… J’étais tout simplement pas prête … et avec ma nouvelle situation de vie (dont il sera question dans un post ultérieur), je crois que je serai encore plus difficile avec moi-même et avec le partenaire….

Ça s’annonce le fun hehe 

À venir dans les prochains jours et prochaines semaines.

  • État de ma santé depuis janvier 2010
  • État de ma vie sociale depuis janvier 2010
  • État de ma non- vie amoureuse
  • État de mes activités universitaires
  • et plusieurs posts concernant mes états d’âme depuis plusieurs mois…

Je terminerai simplement en écrivant ceci… What a Hell of Year… Vivement 2011…

Écrit le 21 août 2009

Qui a dit qu’à l’aube de nos 26 ans … il n’y avait plus rien d’intéressant à essayer… Qui a dit qu’à l’aube de nos 30 ans… nous aurions tout vu et blasé serions-nous…

Jeudi dernier, j’ai reçu une invitation combien intéressante… Une amie m’invitait à aller faire du canot-camping avec elle, son copain et des 3 autres amis. Surprise, mais surtout anxieuse (je n’avais jamais fait de canot) j’ai jonglé pendant quelques heures avec l’idée farfelue de refuser… Pourquoi? la peur de l’inconnue…, la peur de ne pas être à la hauteur.

Quand elle m’a rappelé le lendemain en insistant sur l’expérience géniale que nous aurions… je n’ai pas réfléchi … je me suis dit… Com’on … tu as 25 ans presque 26 si tu as trop peur maintenant tu ne feras plus jamais rien de ta vie… Alors j’ai dit oui … J’ai donc fait 4 jours de canot-camping accompagné de gens plus intéressant et gentil les uns que les autres.

C’était tout simplement génial… Routinier of course mais combien énergisant…

Petit le monde, bien sur! Pourquoi cette réflexion c’est super simple, j’ai croisé un mec hier que j’ai rencontré en 2007 en France qui est ici une semaine et ce, par hasard. Évidemment, un verre en suivi, une discussion soutenue de nos activités pendant les deux dernières années et chacun retourne d’où il vient… C’était sympathique, mieux encore très agréable… Très, très agréable comme rencontre !

En effet, cette rencontre m’a rappelé que dans la vie on finit par revoir des gens, ressentir des odeurs par exemple et qu’il fallait par conséquent faire attention à nos actions, à nos gestes.

Pourtant j’ai une philosophie claire par rapport à ça … je ne veux jamais regretter … je ne veux pas regretter ce que j’ai fait mais je ne veux pas regretter ce que je n’ai pas fait. En tout cas, ce genre de rencontre nous rappelle tout de même et me met en garde dans l’avenir que je dois bien réfléchir avant d’agir d’une façon ou d’une autre …

En écrivant, je pense …  Ce n’est pas quelque chose de rare pour moi la réflexion je passe probablement 90% de ma vie à réfléchir, je recherche des nouvelles méthodes, techniques et raisons et des fois j’ai l’impression que je ne peux pas réfléchir de cette façon pour le reste de mes jours… que le cerveau finira pas se shutdowner tout seul (voir blogue diagnostic… surmenage)

Réflexion faite, je veux moins réfléchir dans l’avenir mais je veux avancer, je veux surtout arrêter de rester au même endroit, dans une situation d’incertitude non nécessaire, bien qu’ humaine. De savoir ou de me rendre compte à quel point le monde est petit me dit que peut-être la métaphore du Papillon existe pour vrai et que mes actions ont peut-être plus d’effet que je ne pourrai jamais l’imaginer.

C’est ce que j’écrivais le 7 mai dernier… Le monde est encore plus petit que l’on pense … Je ne cesse de recroiser deux personnes depuis quelques mois … Le premier … je l’aurais aimé s’il m’avait laissé la chance de lui montrer qui je suis et le deuxième un parfait inconnu …. qui est magnifique à regarder … Je le croise une fois par semaine ou un peu moins… On se regarde … on se reconnait … Je ne le crois jamais au même endroit … mais toujours dans un café… Aujourd’hui encore je l’ai croisé … j’ai regardé deux fois pour être certaine que c’était bien lui … je cherchais aussi le courage pour lui sourire… et lui dire … un petit bonjour … pourquoi pas … Il faut que je règle le problème de la timidité … vraiment .. ça en devient gênant…

Alors je me dis encore que le Monde est parfois trop petite … mais aussi très petit … et dans d’autres situations je me dis …  qu’il y a une raison  derrière les rencontre que l’on fait… Maxime me disait que l’important ce n’est pas la destination que l’on choisit … mais bien les rencontre que nous allons faire … Un voyage peut être tout simplement au coin de la rue … et si nous rencontrons quelqu’un qui nous fait avancer … nous pourrions avoir accomplie le plus beau et le plus grand des voyages … (il est très sage le Max)…