Ero dietro di te… Voilà comment commence ce roman … d’une intensité essouflante mais combien épanouissante… Combien de fois… après une première lecture d’un roman nous allons nous dire … Ça y est … j’ai eu en 236 pages de lecture toutes les émotions dont j’avais envie … mais surtout dont j’avais besoin … J’ai donc ris, pleuré, souris, rêvé, mais aussi frissoné par le rythme, pas les actions lentes du narrateur et surtout …j’ai répondu aux questions posées…

D’Amour avec un A … Nicolas Fargues nous parle … mais pas à l’eau de rose cet amour … non … il est plutôt question de violence, de tromperie, de Love at first sight… Tout au long on peut même se demander comme le narrateur nous le suggère et se le demande … Est-ce que j’ai aimé … suis-je capable d’amour … ? Il nous parle aussi de la contre-partie de l’amour celle qu’on préfère généralement taire … celle qui fait de nous des êtres humains … celle qui nous permet … d’Être … de vouloir mais aussi celle qui nous fait honte … car la putain de vie … elle fait d’erreur … et il faut s’y résigné…

Des questions évidemment très lourde de sens … auxquelles une vie ne suffirait pas pour y répondre … Je ne vais pas m’y essayer ce soir … ni demain … Je rêve quand même d’amour … et le fait d’y rêver me rassure … j’ai bien l’impression que je suis capable d’aimer … J’ai surtout l’impression qu’on aime … les personnes que l’on doit aimé … et puis voilà… 

Revenons … si vous me permettez … au titre de ce roman … J’étais derrière toi …ou plutôt Ero dietro di te… J’adore ce que Fargues en fait de cette phrase … il suggère qu’avec un peu de volonté cette phrase veut  et peut aussi dire ceci: « Pendant tout ce temps, toutes ces années, j’étais juste derrière toi, pas très loin, et tu ne m’as pas vue. C’était l’évidence même, toi et moi, mais on se ratait à chaque fois. Maintenant, me voilà, je suis là et je compte bien te le faire savoir, la balle est dans ton camp, tu ne pourras pas dire que tu n’as pas été prévenu et te lamenter d’être passé à côté de la chance de ta vie. » (p.11). 

Cette phrase me fait rêver … bien sur … mais je me dis qu’elle n’est pas loin de ce que j’aimerais que soit mon Amour … avec un grand A … Peut-être que je ne le connais pas encore … peut-être qu’il ne me connait pas encore … mais peut-être que oui … et puis même si on ne se connait pas … je crois qu’il est possible que dans le monde dans lequel nous vivons … toute notre vie on puisse attendre quelqu’un sans nécessairement mourir pour quelqu’un … savoir qu’il existe quelqu’un avec qui tout sera si simple parce qu’il sera cette personne qui nous comprendra …  Parce qu’il y a deux éléments essentiels dont il faut nécessairement se souvenir … 1) L’amour doit être vécue en toute simplicité et 2) L’amour doit nous rendre heureux … du moins au début …

J’ajouterai un dernier élément … à ce troisième blogue … Il est tellement beau Nicolas Fargues … j’ai eu la chance de voir la photo du spécimen après lecture du roman … et il a le mérite d’être gentil selon ma libraire … Alors voyez-vous ça … un homme qui a tout … et qui pourtant dans ses livres semble si …

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