Aujourd’hui, comme tous les mardis depuis l’année dernière, je m’installe vers 20h00 et je regarde House (le sitcom). Cette émission montre des situations que j’aie vécue cette année. La difficulté de trouver le diagnostic, la souffrance extrême, les doutes et les problèmes psychologiques, et je ne parle pas de ce que j’avais avant de développer cette maladie. House est tordu. Il est un être très intelligent qui souffre énormément. Il est aussi le meilleur pour trouver un diagnostic selon différents symptômes. J’aime beaucoup cette émission, elle me fait du bien. J’aime savoir que je ne suis pas la seule, je m’identifie aux personnages-patients mais aussi à House. Il a mal, tout le temps mal à sa jambe. Il souffre aussi beaucoup de solitude et fait comme si ça ne le dérangeait pas.

Son psychiatre dirait (comme il l’a fait à House) que c’est très intéressant que j’aie choisie de parler de cette émission précisément. Il était question de la solitude de House. Même si on sait que nous allons nous en sortir. Même si on sait qu’il ne suffirait que de quelques actions et nous serions pleinement heureux, on ne le fait pas nécessairement. On prend surtout conscience que les autres ont l’air parfaitement heureux, sans soucis; tout le monde se case.

Je ne devrais pas me plaindre. En tout cas, pas pour ça. J’ai beaucoup à me plaindre peut-être pour d’autres situations, pour d’autres problèmes, mais je ne le fais pas. J’aime me plaindre de mon statut social. J’aime dire depuis plusieurs années que je suis célibataire, sans enfant ni chien avec des diplômes et je n’ai pas ou peu d’attaches (matérielles et émotionnelles).

C’est la vie que je me suis choisie il y a 4 ans et pour être honnête je l’aime, en général. Y’a pas à dire j’ai toute la latitude que je veux, je fais ce que je veux quand je le veux. J’ai pas de compte à rendre à qui que ce soit. C’est le bonheur ! Ce qui me manque, c’est les moments de bonheur et d’intimité partagés, d’avoir une présence dans le lit le soir quand on se couche. Avoir quelqu’un à aimer et être aimer pas la personne choisie.

Ce n’est pas comme si je n’avais pas eu d’options. J’en avais et je n’en voulais pas. Je faisais de l’auto-sabotage amoureux. Je choisissais des personnes avec qui je savais que ça ne pourrait pas marcher et effectivement ça ne marchait pas. Pendant ces quatre années, j’ai peut-être rencontré un grand nombre d’hommes, mais peu me plaisait vraiment. On peut réduire ce ombre important à 4 ou 5 et peut-être même moins. J’en ai rencontré deux alors que j’étais en France. Deux autres rencontrés ici mais ils devaient repartir en France. Et un dernier pour la chance (probablement un troisième en France).

C’est certain, que de rencontrer quelqu’un en voyage ce n’est pas l’idéal. En rencontrer deux dans le même voyage et peut-être trois, c’est juste difficile d’imaginer un avenir possible. Je le faisais probablement exprès. Je ne suis même pas sur que je voulais vraiment être en relation. Sinon, j’aurais agit autrement, non ?

C’est du moins ce que je pense. Si un de ces hommes avaient vraiment eu une place dans mon coeur, j’aurais tout fait pour le garder. Je ne sais pas pourquoi, mais il y avait quelque chose qui me dérangeait, quelque chose qui faisait que je ne pouvais pas. Je devenais plus timide qu’avant, je perdais mes repères, je ne savais plus comment parler de mes sentiments. J’étais perdue et je le suis toujours. Je ne sais toujours pas comment faire. Mais je sais au moins qu’en ce moment je ne suis pas prête. Je n’ai pas assez d’énergie pour commencer une relation encore moins pour m’y investir.

Ceci étant dit l’année avant mon entrée à l’hôpital, je faisais vraiment n’importe quoi. J’enfilais les soirées et les mecs, je m’amusais et je buvais jusqu’à en oublier mes plus profondes douleurs et surtout mes soirées. J’embuais mes sentiments, mes angoisses, mon anxiété. J’avais une soif de vivre tellement intense, que je m’expliquais mal mais que je devais vivre le plus sereinement. Je ne faisais pas toujours des choses dont je dois être fière mais je vivais réellement.

Les gens posent souvent cette question sans vraiment vouloir la réponse. Comment allez-vous ? La réponse attendue (mais surtout souhaitée) est je vais bien et vous ? et ainsi de suite. Je réponds depuis l’année dernière, je vais bien puisque je ne suis pas dans un lit d’hôpital (quand je suis hors hôpital) sinon, je dis si j’allais bien je ne serais pas ici. Je casse le mood comme on dit. Mais je m’en fous. C’est la vie!  Je n’ai plus de temps pour m’importuner des quand dira-t-on, de qu’est-ce que les autres vont pensés ? Qu’ils aiment ou pas, pour moi c’est du pareil au même.


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